EPT Monte Carlo 2008 par Neechee Girl

Grande finale Monte Carlo 2008

Je n’ai aucun regret et surtout pas sur ma dernière main.

C’était un tournoi magnifique, tant par la qualité des joueurs rencontrés que par le cadre et l'ambiance, mais commençons par le début …

 

DAY 1B

J’arrive directement de Sarlat ( le pays du foie gras… ) , le ventre un peu lourd d’y avoir fêté la dernière représentation de ma pièce au théâtre … et je me prépare dès le matin avec une caméra dans ma chambre, puisque Loïc Sabatte de poker.fr ( à qui je dois beaucoup de bonnes choses) m’a gentiment demandé s'il pouvait me suivre dans mon parcours. Réflexions personnelles, tensions, j’y exorcise mes craintes : sauter très vite d'un tournoi majeur sur une erreur !

J’arrive dans la très belle salle du tournoi, et contrairement à ce que je pensais, malgré nos 15000 jetons et des rounds de 90 min ( 5000 en plus en jetons et 30min de rab par rapport aux précédents EPT), le day 1A s’est terminé avec un joueur sur deux, autrement dit, pas question de s'endormir sur ses jetons histoire de passer en Day 2 !

Les plus grosses personnalités du poker sont dans la salle, mais c’est comme sur une scène ou sur un tournage, cela ne m’impressionne pas.

 

449 joueurs dans ce jour 1B

Je tire une place à une table en hauteur, siège 5, une table qui cassera d’ici la moitié de la journée.

Je me retrouve avec David Miria , le cousin d’Antony L. ( mais bientôt, nous n'aurons plus besoin de signifier son lien de parenté, c’est un grand joueur !)

A cette table, que de mauvaises rencontres. D'abord contre David Miria, qui aura toujours le jeu au dessus et à qui je laisserai beaucoup de jetons :

Blinds 50/100. J’ai QQ je relance 550, cher à cause des 3 limpers déjà dans ce coup. David me reraise 1800. Je paye et sort Kxx.Il bet, je pense qu’il est mieux que moi. Je fold sans regrets et avec raison puisqu'il me montre AK.

Ensuite à cause de paires de 6 et de 8, que j'ai à foison et qui vu la relative agressivité de la table me coutent plusieurs centaines à chaque fois ( call/ raise/ call ou reraise et boards impossibles genre A ou K …)

 

Je me retrouve à 11000 de tapis, et me disant stop, arrête de jouer ces paires là comme ça et rehausse le niveau des mains que tu veux jouer …. A ce moment là, je suis au bouton avec encore une fois 8/8, devant un raise de 5 blinds donc cher et je fold, laissant la BB en calling station compléter. Et sort A/8/x ! ça s'énerve entre les deux joueurs … bet, raise, reraise, all in … je finissais avec un full !!! …

A ce moment là de la partie, je sais qu’il va falloir retrousser ses manches ! On est à Monte Carlo ou pas ?

 

 

 

Ma table casse. Et j’atterris à gauche de Vicky Coren, seule femme à avoir remporté un EPT, un joueur de Unibet en face, et un énorme stack PS trois places à ma droite.

 

Une livraison, pour le moins inattendue viendra du joueur Unibet :

J'ai KK. Je fais 525, il me raise 1800. Je paye.

Sort A/2/x dont 2 carreaux

Je décide d’attaquer ce flop dangereux. Je pense que je vais recueillir plus d'informations en bettant ( quitte à me faire raiser ) qu’en checkant et en lui laissant du coup l’opportunité du bet sur l’As.

Il call mes 2500. Je ne pense pas qu’il ait l’As.

La turn est un K. Après un temps de réflexion, je check, il mise le pot, je réfléchis avant de pousser all in et il paye ! Avec quoi ?

Il me montre Q/Q ! et je passe à 36000

 

En discutant avec ma voisine dans un très bon français, j’apprends que ce joueur aurait gagné la semaine dernière un énorme tournoi sur le net. « C’est une dépression post j'ai gagné un million de $ ? » je la fais rire. Ce qui est sûr, c’est que c’est un joueur qui n'arrive pas à lâcher une bonne main ! Du coup, je rentre dans presque tous les coups où il est et je remporte les pots :

J’ai K/10 sort K/2/4 il check, je bet la moitié du pot, il call. Sort 8, il check, je bet, il call, puis un 3 même chose je bet pas trop cher et je sais qu'il va call avec la main perdante… ce qu’il fait. Je remporte le pot.

 

Mon autre cible est le joueur big stack ( plus de 80 000 en mid-day si mes souvenirs sont bons) , à qui visiblement je pose des problèmes. Il me donne le sentiment de pas comprendre les coups que l’on joue ensemble. Je le déroute ? Tant mieux ! Il faut dire que je l’agresse systématiquement … sans show down …

Toujours est il qu’il commence à perdre, à prendre très clairement de mauvaises décisions, à rentrer dans trop de coups sans les amener là où il veut et qu’il va sortir un peu avant la fin de ce jour. Et je vous assure que c’est un drôle de truc que de voir quelqu’un se défaire totalement comme ça. J’avais envie de lui dire mais arrête, tu peux encore jouer …. C’est dur mais il faut acceptez de perdre 40% de ses jetons et continuer à batailler de la même façon.

 

Je gagne un coup avec 6/6 contre Vicky sur un flop 3/3/10/J/2

Elle essaye de voler le coup sur le J mais je ne la crois pas donc je remporte ce petit pot aussi.

Arrive un bon joueur, Neil Channing, vainqueur de l'Irish Open.

Je le surnomme très vite «  mister squeeze » tant ça semble être sa spécialité.

Intox ? Je l’évite. Question d’intuition.

 

Je finis la journée avec 46300 jetons. 225 joueurs sont vivants. J’ai mieux que l’average qui est autour de 32000.

Je file boire des coups avec la team et Dany (the DRY, l’américain qui vit en Espagne, 2TF en 2008, un joueur passionnant) avant de plonger dans mon lit, d’éteindre …. et de rallumer illico pour me faire monter des boules Quiès ! Pas question, d’être réveillée à 9 du mat par le bruit. Cette nuit, mon sommeil est d’or …

 

 

DAY 2

Je retrouve au petit déjeuner Jules Pochy et Fabrice Soulier, mes deux comparses de Vegas l’année dernière, monstres de gentillesse et de talents. Ils me disent que je suis bien mais que la journée va être longue.

J’espère juste ne pas me retrouver coincée entre deux génies du net …

 

385 joueurs pour ce Day 2 sur les 842 du départ.

Et j'attends avec impatience la composition de ma table. Avec un peu de chance, c’est une table qui ne cassera pas alors je prends le temps de glaner des infos sur mes futurs adversaires :

Nourdine Bouya 51000, français, joueur agressif

Marc Goodwin 39000, très bon joueur

Moi ! la plus belle, la meilleure, la plus drôle …. Je plaisante !

Terris Preston 70000, très bon joueur

Noah Siegel 74000 bon joueur itm

Dan Petersen 30000

Teodori Saverio 31000

Denis Patout 24000, français

Je pense avoir une place difficile à table, prise en sandwich mais être avec des gros tapis, ça donne l’espoir de pouvoir leurs en prendre une partie aussi !

 

 

Ma première décision difficile arrive très vite. Blinds 200/400 ante 50

Je suis de BB avec 8/10o

Le joueur italien Teodori Saverio limp, la SB complète, je check.

Bord : 10/2/10 avec 2 trèfles

Check, je check aussi, et l’italien fait 1200. Je le raise d’un peu plus du double et il fait direct all in avec ses presque 30000 jetons !

On vient de commencer la journée, je ne sais pas comment il joue, il a la cinquantaine, son mouv me parait suspect mais il peut avoir limpé avec 9/10, 10/J ou 10/Q … il peut pédaler chèrement sa couleur …

Je l’interpelle pour le tester «  we booth have a 10, so what ? » il ne sourcille pas ….

Je fold.

je garde mon sang froid. J’ai gardé mes 40000 jetons tout va bien .

 

 

Je profite de ce début de partie pour voler deux pots à Marc Goodwin en reraisant des bets qui me paraissaient suspects et maintenant que j’ai une image un peu plus agressive à table, je vais essayer de rentabiliser au mieux mes prochaines bonnes mains.

 

Ce qui arrive, dix minutes plus tard : Marc Goodwin relance UTG comme à son habitude, je le reraise et le Français Denis Patout pousse 22000 all in.

J’ai KK, je call. Je suis contre 10/10. « Le board s’ouvre normalement » et je me retrouve avec une belle pile de jetons.

Ce coup est intéressant parce que Denis m’a dit qu’à cause de mon fold avec mon brelan de 10 en tout début de partie, il ne pensait pas que je le suivrai pas par peur de perdre des jetons (c’est mal me connaître) et que vu mes récents reraise, je jouais beaucoup de mains…

Un peu plus tard, on me rapportera une conversation de Denis Patou, visiblement très affecté de s’être fait sortir par …une femme !!!

La table s’enflamme autour d’un problème de comportement de Nordine Bouya sur un coup où il a le jeu max contre Terris Preston. Marc Goodwin s’en mêle et prend ça très à cœur. Ambiance pourrie, cartes pourries, vive la pause dîner !

 

Je passe à presque 100 000 sur de bonnes rencontres (un brelan et une couleur contre Nordine visiblement calling station ) et on perd à table Marc Goodwin et l'italien.

 

Arrive un coup qui va me faire redescendre à 70 000 :

Les blinds sont 600/800 ante 100

Je suis cut off avec QQ que je raise plus de 4 fois la blind ( vu ma position peu respectée, je préfère éloigner les mauvais As) et suis callée par Noah Siegel en SB qui est rentré dans peu de coups, tapis solide et attitude patiente.

Bord : 9/10/5 dont 2 trèfles

Il bet le pot et je le raise fort : pas envie de lui donner la côte pour une éventuelle couleur. Il call.

Sort un 2 rouge à la turn et il pousse all in !

Je m'incline et fold.

Il me dira ensuite « good fold » mais bon il faut se méfier …

En même temps, avec 9/9 ou 10/10 en SB il peut payer mon raise (vu son beau tapis) et better le flop au lieu de le checker ( vu mon agressivité, il y a des chances pour que je le raise si j’ai une main …)

Nous aurons l’occasion de partager un café plus tard et il me dira qu’il avait peur de la couleur …

 

Je « tombe » donc à 70 000 !

Mais c’est vite oublié, je peux encore jouer et ce n’est certainement pas le moment de me lamenter sur mon fold.

Nico vient me supporter. Ca fait du bien !

Arrive de nouveaux joueurs, gros tapis, dont un jeune avec des lunettes noires qui agresse et qui va systématiquement attaquer ma blind et me reraiser mes bets … traitement de faveur en quelque sorte !

Je vais devoir attendre une bonne main contre lui, mais c’est de nouveau le désert et j’ai besoin de prendre mes marques avec les nouveaux arrivants dont Fougan, short stack à ma droite.

 

Et je rejoue un coup contre Noah Siegel. La fin de mon coup est discutable mais j’ai quelques arguments :

J’ai J/J que je raise et il call. Sort 3 trèfles : J/9/x

Je bet le pot après un moment et il call après réflexion.

Sort un autre 9 qui me donne un full des J par les 9 autant dire la main gagnante.

Après réflexion et un peu d’acting, je check, il check aussi.

Sort une carte anodine. Dommage pour la couleur.

Je pense qu’il a l’AS de trèfle et que ne touchant pas sa couleur, il ne va rien risquer contre moi donc je décide, plutôt que de checker pour aller, c’est sûr, au showdown gratuitement, de faire All in. Sur un malentendu …Il prend le temps de réfléchir, je lui fais visiblement all in en réponse à son all in bizarre d’il y a quelques heures, il ne sait pas si j’arrache mais … il fold et je remporte le pot sans montrer mon monstre. Peut être si j'avais betté 1/3 du pôt il aurait été tenté …

 

Heureusement, vu le nombre d’éliminations, le dernier round est annulé pour la journée et on voit se pointer la fin de la journée. Je fatigue un peu. Je croise Danny, à qui notre Nico a fait bien des misères avec peu d'outs, et ma table se calme, animée par Fougan qui double et vole quelques blinds.

Les blinds et ante font que chaque tour coûte très cher, on est 7 à table. Ca va vite, il faut résister et ne pas faire de bêtises de dernière minute.

Je recompte mes jetons autour de 60 000. Je suis en dessous de l’average, qui se situe autour de 85 000, mais tout est encore possible.

 

Mon dernier coup de la journée sera contre mon joueur agressif  « spécialementcontremoi » :

J’ai 10/10 au bouton et raise son bet standard.

Après hésitation, il fold.

Sur une plaisanterie, le croupier retourne le bord qu’on aurait eu si … : un AS ! le joueur est vert et je retourne en souriant ma pocket paire …

Et pour la première fois, le joueur enlève ses lunettes et alors qu’il donnait l’impression d’être un dur, un agressif à qui je donnais des yeux noirs charbon, je découvre des yeux bleus très clairs presque fragiles. Et de me dire que c’est bien aussi d’avoir ses lunettes dès le début sans que personne ne voit ce qu’il y a en dessous. Puisque, finalement c’est une histoire de fantasme et de projection. Et que ça tient à peu de choses parfois.

 

Je sors de la salle pour apprendre deux mauvaises nouvelles : Dany Ryan et Nico sont outs sur le dernier coup de la journée …

Comme après une journée de tournage, c’est difficile malgré la fatigue d’aller directement se coucher. Trop de tension à évacuer. Alors direction le bar de l'hôtel, avant de rêver, pour la première fois dans ce tournoi, aux places payées du plus prestigieux EPT de l’année…

 

 

DAY3

76300 jetons et 120 joueurs qui vont se disputer les 80 places payées.

Je débute ma journée avec la satisfaction du chemin accompli et l’excitation de ce qui me reste à jouer.

En salle de presse, rebelote, je me rencarde et espérant ne pas avoir de trop petits tapis à ma table, ce qui paralyserait les tapis moyens comme le mien.

Et je me retrouve avec :

Ed de Haas, 82000, très bon joueur agressif

Mostafa Belkhayate, 87000

Andréas Sarling, 42000

Oyvind Riisem, 442000, c’est ce que l'on appelle un cheap leader !

Moi, la plus tendue, fatiguée et heureuse de la salle … je plaisante ! …suis juste très heureuse

Cyril Bensoussan, 150000

Giovanni Nervo, 55000

Et Raymond, je ne sais plus son nom mais beau tapis de 105000

 

Pour avoir déjà joué Ed de Haas à Varsovie, joueur plutôt redouté, je sais à quoi m’en tenir mais ce n’est pas une mauvaise surprise du tout et je retrouve Cyril qui a la position sur moi et j’espère qu’il ne s’en servira pas trop. Giovanni est un joueur serrure, solide et le bolide à ma droite Riisem va surement jouer son rôle de cheap leader et perdre quelques jetons à ici ou là.

Pas de trop petits tapis … j’espère que la journée sera longue  … et c’est parti !

 

Blinds 1000/2000 ante 200

Très vite, je reraise à 13000 un bet de Andreas Sarling avec A/Ks et le fais folder, ce qui me rapporte sa mise plus un pot conséquent.

Le nombre de joueurs descend à vue d’œil.

 

Je joue un coup en SB contre Cyril :

J’ai 7/7 je raise 7000 et il me fait tapis !

Dur d’imaginer à ce moment là, ce qu’il peut avoir en BB.

Au mieux, c’est un coin flip, légèrement favori pour moi mais c’est plus surement une bonne paire et je fold. Il me montrera A/Qs

 

Je vole les blinds avec un As mal assorti parce que la BB est short stack et que j’ai vu du coin de l’œil que ça main n’allait pas être jouée. Je remporte le pot. Sous l’œil amusé de notre cheap leader qui me dit « good steal » !

 

Cette table est magnifique à voir, immense talent des joueurs qui bluff contre bluff se bagarrent, ne lâchent rien et ont une manière si fine de faire de l’acting !

Comme Riisem qui vous fait croire tantôt qu’il va jouer le coup pour empêcher les joueurs avant lui d’essayer de remporter le pot mais fold finalement ( bon d’accord là, ça ne vous dis pas grand-chose, il faut le voir pour le savourer !) ou ce très beau bluff entre Belkhayate et son voisin …Puis, Riisen perd 100 000 en deux coups.

 

Plus que trois joueurs avant l’itm …

Blinds 1200/2400 ante 300

Je deviens short stack, 60 000 environ, je fais le calcul : le bulle va durer longtemps, je dois faire face à des blinds qui me mangent, vite une bonne main !

Et sur ma SB je découvre K/K. Riisen au bouton fait comme à son habitude un raise très conséquent et je pousse all in.

Très sincèrement, je ne sais plus si je veux être payée ou non, le pot est déjà tellement important … mais si je crois que oui, je veux qu’il me paye !

Il n’a pas A/A. Au mieux il a un As, ce qui lui donne au max un peu plus de 25% de chance de me battre. Il hésite, il se retourne vers l’écran pour vérifier qu’on se rapproche de l’argent et me met sur un vol puisqu’il paye avec A/Qo.

Et la suite vous la connaissez : A/x/Q direct et rien pour me sauver.

La déception est à l’intérieur, fairplay je prends le temps de saluer tout le monde avant de remonter à la surface et prendre l’air frais.

 

Michel Abécassis me dira plus tard, après m'avoir réconfortée, qu’il était presque déçu que je n’aie que K/K et qu’il pensait que j’avais au moins A/A pour avoir poussé mes jetons au centre aussi rapidement …

 

Je ne suis pas tout à fait d’accord, Riisem m’a vu voler il y a peu de temps et il vient de perdre deux gros coups consécutifs, il ne me paye pas si il pense que j’ai Q/Q, ou mieux.

Il me met vraiment sur un jeu inférieur et on en revient toujours au même, on peut jouer le poker comme un billard à trois bandes ou à 12 et dans les attitudes tout est possible.

Au jeu du «  il sait que je vais penser ça donc ça veut dire le contraire mais si, il sait que je sais alors… » … vive le random !

Pousser ses jetons très vite peut être interprété de différentes manières selon l’historique entre les joueurs et le questionnement posé par Michel reste sans réponse. Je crois.

 

J’ai fini ma journée par un petit sng 10 euros avec Juliette et nos amis du wamarium venus à Monte Carlo pour l’occasion. Et je le perds avec 8/10 au bouton … !

Voilà mon aventure qui se termine avec l’assurance d’avoir fait un beau parcours ici.

 

« She’s tough » disait un joueur à mon égard.

Oui, c’est exactement ça. Je suis une dure à cuire !

 

Tout ça est de bonne augure pour les WSOP et j’espère réitérer ma presque performance en allant bien au-delà de la bulle cette fois !

 

Un grand merci à vous les wameurs, les KingKong, calimerobienvivants, b10401m et autres drôles de spécimens du forum et du bocal à poissons.

Merci à Loïc et poker.fr, à madeinpoker.fr, à poker-academie.com et à pokeralyon.com pour vos messages de soutien et vos forums enflammés !

Et merci à Klaus Hausman et IntelliPoker.com pour les jolies photos de ce CR !

 

A très bientôt

 

Alexia « Neechee Girl »